mercredi 11 août 2010

Hier soir



Hier soir,
j'ai mangé des nouilles chinoises devant la télé.
Dehors il pleuvait.
Les gouttes frappaient contre la fenêtre du salon.
Un vrai temps de rentrée.
Pourtant c'est encore l'été.
Seule j'étais, Coloc perdue dans les Carpates ou quelque chose comme ça.
Seule j'étais, le téléphone restant tranquille.
Pas de petite enveloppe qui clignote.
Je regardais un film un peu gnan gnan sur TF1.
Et pourtant.

J'étais bien.

Je repensais à ce mois de rêve.
Le souvenir heureux de ce temps passé me remplit.
ça fait comme du coton qui fleurit dans la tête.

Et j'étais bien.

Tout va bien.

"La vie n'est pas ce que l'on a vécu, mais ce dont on se souvient et comment on s'en souvient."
Gabriel Garcia Marquez

mardi 10 août 2010

Ouhla !

1 mois sans écrire.

Bien.

Voilà, voilà quoi.

Ah oui, selon belle maman, j'ai une vie "trépidante".

Parce que de retour d'Avignon, lundi matin, le DG (Directeur Gougnaffier) m'a dit :

" Vous êtes virée."

...

" Non, je déconne."

...

" Non, en fait non, vous êtes vraiment virée."

(En gros hein).

Donc voilà.

Changement de taf, de vie.

C'est peut être un signe.

D'essayer de faire ce que j'aime vraiment de vraiment en vrai.

Comme ce que j'ai fais pendant 1 mois.

Faire de cette petite vie un grand rêve.

Et en plus, j'ai plein de projets, plein d'idées.

Suffit de fermer les yeux et de se lancer... Non ?

Allez, à 3 :

1...

2...

Et...



dimanche 11 juillet 2010

Une claque... Une claque

Il faudrait changer les paroles.



Ce n'est pas full sentimental.

Plutôt claque sentimentale.



La scène.

Un garçon qui envoit des signaux (un appel à 1h du matin, une promesse de se revoir bientôt).

Une fille qui espère, qui attend.

3 semaines à se dire : Il va arriver, je vais le voir et...

3 semaines à imaginer des scénarios, des histoires.

Tout du moins une.

A montrer aux copines le profil sur facebook, à attendre leur assentiment : "Alors ? Alors ?"

Et puis... Et puis.



ça aurait pu se passer dans un film.

Je ne l'attendais pas, prise dans mon quotidien.

J'arrive devant le théâtre, en retard.

Contrejour.

Il est là.

Moi "Oooh ! Mais, mais tu devais arriver dans quelques jours !"

Putain, je suis même pas maquillée.

Lui " Oui, je suis finalement là plus tôt."

Boum. Boum. Boum. Je n'entends pas, mon coeur bat trop vite.



Et là.



Lui "Je te présente MC." (Ma Copine)

Tour de prestidigitation.

Il sort de derrière son dos une petite blonde souriante.

Tiens.

Mon coeur ne bat plus.

Comme d'habitude, je ne dis rien.

Facade.

Je dis simplement bonjour à la petite blonde. Ah... Chez elle, c'est 3 pour la bise.

Reprends toi.

Moi "Alors, tu viens voir la pièce ?"

Lui "Ben non, je l'ai déjà vu."

Moi "Ok, bon, heu. Je dois te laisser."



...



Pourquoi je n'arrive pas à sortir des répliques cinglantes au bon moment ?

J'ai vraiment un problème de timing.



Ou je suis trop naïve.

Ou je suis grave.

Ou les deux.

Maintenant c'est décidé, j''arrête d'attendre.

vendredi 9 juillet 2010

Aujourd'hui

Je demande à M. Rigolo, d'une voix fluette :

"Dis, diiiiiiiiis, tu me trouves grosse ?"

Sous entendu : "T'as intérêt à me dire que je suis mince et belle."

Mais bien évidemment, les hommes en général et M. rigolo en particulier, ne connaissent rien à la psychologie féminine.

D'où la réponse imminente dudit bipède mâle sans plume :

"Non, tu n'es pas grosse. Tu es moyenne, mais classe confort."

...

Connard.

lundi 21 juin 2010

Les sushis de la mort

Et oui, j'ai échappé de peu à la mort.

Tout commence dans la rue.

Il est 22h30, heure locale.
Dimanche soir.

Nous venons de nous faire éjecter d'une pizzeria et nous cherchons un endroit où l'on pourra manger.

Nous sommes 4 :

- La comtesse,
- Odile,
- GCS (Grand Comédien Sympa) et
- Moi-même.

On marche dans cette froide nuit précédant l'été (réchauffement climatique ? Mes couilles).

La comtesse nous parle de cet endroit où l'on peut manger des sushis à volonté.

"Chouette. Let's go."

Nous ne savions pas ce qui nous attendait...

La serveuse nous dit que nous avons 50 minutes avant la fermeture.
No problemo.

La serveuse nous dit que s'il reste un seul sushi dans l'assiette, nous aurons un supplément de 5 euros par personne.
No problemo.

On commande des sushis à tire larigot. On avait la dalle.

Et les sashimis, "ça glisse tout seul".

Et puis "on prend 2, 3 makis au saint moret ?"

"Et les brochettes, elles sont si bonnes..."

"Surtout celles au boeuf/fromage!"

La commande est passée.

10 minutes plus tard, la serveuse nous amène nos plats.

Pour te donner une vague idée de ce qu'il y avait dans nos assiettes respectives, dis toi que ça ressemblait à ça :



Là on s'est regardé.
On a d'abord cru que les sushis avaient été soumis à des rayons radioactifs qui les multipliaient par 3.
On a tenté de les mettre entier dans la bouche.
Tiens, je ne savais pas que les grains de riz, ça pouvait ressortir par le nez.


On commence à se rendre compte qu'on ne va pas y arriver.


Odile prend une photo des sushis transgéniques.
GCS se prend la tête, devient blanc, et tente d'enfourner, la main tremblante, un méga maki à l'avocat dans sa bouche.
La comtesse triche et dit qu'elle a tout fini.
On n'en peux plus.


Il nous reste 15 minutes.


La comtesse dit : "Ok. Il nous faut un plan d'attaque. Faut faire disparaître les preuves accablantes."
On se regarde.

Et on a déployé des trésors d'imagination.
On a essayé d'en coller sous les tables. J'ai même vérifié si y'en avait pas sous les autres.

La comtesse a apellé la serveuse pour demander si le riz, ça compte aussi.
"Bien sûr que ça compte !"
Alors, on a caché quelques grains sous la décoration.

On a ouvert nos serviettes en 2, et hop, hop, Magie.
Mon sac se transforme en doggy bag de sushis.
+ 10 kilos (au moins 15 sushis l'ont parfumé. Je suis l'amie des chats du quartier).


Plus que 2 makis qui restent sur la table.
On se regarde en chien de faience.


Ah non, on ne s'est pas donné tout ce mal pour rien !


Bon, qui se dévoue ?


GCS en prend un, perd encore de la couleur, mais arrive à le manger.
La comtesse et Odile déclarent forfait.
Je me désigne.
Le prend dans ma bouche.
Et là, la même sensation DU verre, celui que tu bois en trop. Celui qui te fait basculer du côté obscur de la force.

Sauf que là, c'était : "Le maki de trop."

(Bon titre ça).

J'ai un haut le coeur.
Je me lève.
Je vais aux toilettes, tournant ma tête, car les makis, aussi, avaient subi des mutations et me faisaient ressembler à un hamster boulimique.
Et en l'évacuant, je me suis demandé combien de clients avaient fait la même chose que nous.

Enfin bref, on a quand même bien ri.

Même si on s'est furieusement approché de la ligne maudite des sushis.


Je n'en mangerais plus avant la prochaine année bisextile.
Au moins.

Benvenuto

Une bière gratuite offerte pour chaque
visite.

Non, jdéconne toujours hein...