jeudi 29 mai 2008

Douteuse discussion




Tableau de la situation déplacée.


Jeune fille, lunette, chemise rose et vernis rouge un peu écaillé (moi quoi), à l'accueil.

Qui bouffe des roudors en lousdé, parce qu'elle est déprimée/fatiguée/enervée/affamée.

Et qui en profite pour mettre de la graisse saturée sur sa souris.


Jeune quadra brun, classe, costume noir, un air de Christian Troy (Oui, je sais ce que tu ressens, essai numéro 1).


Bien evidemment, au moment où jeune quadra entre, jeune fille en rose vient à peine de s'enfiler 2 bons gros roudors dans sa boubouche, se cachant sous le bureau.

Elle relève la tête, prend son air ahuri habituel et dit :


"Bochnjourch! Dschéloséé, je.."


"Non, non, je vous en prie. Avalez."


".... Glump."


"Cela vous a plu?"


"Oh oui! J'adore ça!"


"C'était bon alors?"


"Oui, je sais que je n'ai pas le droit pourtant... "


"Quel dommage..."


"C'est sur que j'aimerais en avoir plus..."


"Ah, si seulement... J'aimerais vous être utile vous savez."


Et, là, ça a fait tilt. J'ai levé mes mains. Je fais souvent ça quand je réfléchis. Et je me suis dit : "Mais quelle dialogue inconvenant!"

Digne d'un navet pseudo érotico folklo qui passait les dimanches soirs d'antan sur M6.

Et Christian Troy a dû se rendre compte que moi même je me rendais compte, puisqu'il s'est mis à rire.

Et en partant, il m'a dit que j'avais un bon appétit et que ça faisait plaisir à voir.

Moi, j'ai fait un espèce de :

"Gniiiirrr", en souriant bêtement.

Voilà, voilà quoi.

mercredi 28 mai 2008

Parce que




1) j'ai le flemme, avoir 24 ans c'est fatiguant.

2) j'ai trouvé ça quand même trés bon.


Libé a fait un article sur un site internet dénommé "vie de mer**de",

où chacun vient raconter ses soucis.


Témoignages.


«Aujourd'hui, ça fera un an que mon copain m'a gentiment larguée après m'avoir sautée une dernière fois. Quelques jours plus tard, j'annonce à ma mère qu'il m'a quittée. Elle me répond : ''C'est parce que t'es grosse '' »


«Aujourd'hui, et après une longue série d'examens, je viens d'apprendre queje suis stérile... Ma femme est enceinte de notre deuxième enfant. Je penseque je vais avoir des questions à lui poser... »


«Aujourd'hui, ma fille de 9 ans que j'élève seule devait faire une rédaction sur la personne de sa famille qu'elle admire le plus. Elle a eu 9/10 en composant un texte très émouvant sur Skippy, son cochon d'Inde....»


«Aujourd'hui, j'attendais tranquillement un ami à la gare, assis par terre car aucun siège. Un homme âgé est arrivé et m'a insulté comme quoi si la France va mal c'est à cause de chômeurs comme moi qui vivent sur le dos des autres. Je suis étudiant.»

«Aujourd'hui, ma copine m'a offert le bouquin : le Sexe pour les nuls. .»


«Aujourd'hui, pour faire plaisir à mon mari, j'ai mis un porte-jarretelles et des bas résilles, il m'a dit que je ressemblais à un rôti de porc ficelé.»


«Aujourd'hui, je voulais faire peur à ma petite femme , en me cachant derrière une porte et surgir tel un zombie. Elle m'a dit : ''Arrête il y a ton ventre qui dépasse.'' »


«Aujourd'hui, mon patron m'a demandé : 'Est-ce que je peux te faire une petite critique constructive '' Je lui ai dit oui. Il me dit alors : 'C'est vraiment de la merde ce que tu fais. T'as aucun talent et j'ai du mal à comprendre pourquoi je t'ai embauché.' »


«Aujourd'hui, mon tout premier stage d'externe en médecine, mon tout premier patient de toute ma vie, il est mort alors que j'étais en train de lui faire une prise de sang. .»


«Aujourd'hui, ma fille (5 ans) me regarde m'habiller dans la salle de bain et me demande : "Dis maman, quand mes «tétés» auront poussé est-ce qu'ils tomberont comme les tiens?" »


«Aujourd'hui, j'allais annoncer à mon ami que j'étais enceinte. Juste avant notre rendez-vous, ma meilleure amie, en larmes, a débarqué pour me dire qu'elle couchait avec lui depuis deux mois.»


«Aujourd'hui, je reçois une lettre de la CAF me signalant que je leur dois 250 euros. Ne comprenant pas ce qui se passe, je décide de les appeler : effectivement il y a une erreur, je leur dois 1 200 euros. »


«Aujourd'hui, j'ai reçu deux SMS de ma copine. Le premier pour me dire que tout était fini, le second pour me dire qu'elle s'était trompée de destinataire. .»


«Aujourd'hui, j'ai mis des commentaires sur mon propre blog avec des pseudos différents pour faire croire aux gens que j'ai des amis... »


«Aujourd'hui, j'ai eu une évaluation de 100 mètres haies. A l'arrivée, la prof me dit : 'C'est mauvais ! Comment tu feras si les flics te courent après? '' Je suis Tunisien. »


«Aujourd'hui, une amie à moi a décapité son chat en fermant sa baie vitrée»


«Aujourd'hui, j'ai ramené un copain à la maison et j'ai voulu le présenterà mon père. Ne le trouvant pas, j'ai cherché dans toute la maison "Papa" "Papa" Et là, venant des toilettes, la grosse voix de mon père a rugi :"Je chie!"


«Aujourd'hui, mon boss rentre dans le bureau et me demande : "Alors en cemoment t'es sur quoi?" Je lui réponds : "Sur le départ" . Il a dû oublier que je venais de me faire licencier... Vie de merde !»

mardi 27 mai 2008

Commémoration


C'est mon anniversaire

C'est mon anniversaire

C'est mon anniversaire.


Yepee.


Pour mes cadeaux, j'ai eu droit à :


- Une vision de Mikael Youn en marcel, croisé à la gare au retour de Paris. Il est un peu beaucoup moche de prés. Mais il a l'air gentil. En même temps, as t'il le choix?


- Un non lieu pour l'accusation de vol dont j'étais la cible : tiens, le colis maudit avait été oublié à la poste (mais pas d'excuses de l'accusatrice pressée, c'est pas la fête du slip non plus hein).


- Un "Je vous souhaite beaucoup de succès", prononcé par Monsieur François Florent Lui-Même. Oui, Madame.


- Des textos et des messages qui se suivent et ne se ressemblent pas, et notamment d'une personne oubliée qui avait tenu le rôle de Iago, moi de Jafar ( les méchants ont plus la classe), dans notre spectacle d'Aladdin en cinquième. Ben il m'a souhaité un joyeux anniv. Vive facebook et Copains d'avant qui te martèlent de Spam pour rescusiter tes vieux potes qui te font soudains des petits signes derrière des ruines sales et pauvres .


- Un message un peu plus spécial d'une dame qui m'a dit des choses qu'elle ne m'avait jamais dites avant, et qui avait la voix qui tremblait d'émotion.


- Un sourire du gentil livreur balafré, trempé par la pluie, et qui m'a dit : "24 ans! C'est beau!", et comment que c'est court et con, mais que ça m'a fait du bien.


Putain, j'ai été gatée.


Et ce soir : improvisation!


lundi 26 mai 2008

Mariage du Géniteur


C'était pas si mal.


Allez, je fais ma difficile.


C'était sympa.
Trés sympa même.


Le voile de la mariée qui s'envole à son arrivée, elle qui hurle au désespoir, la main perdue dans les rafales brutales du vent qui avait décidé de se mettre en colère ce jour là.


Mariage venteux...Mariage plumeux?


En même temps, ma culotte a dit bonjour lorsque il s'est insidieusement glissé sous ma robe, faisant miroiter mes fesses à tout un parterre d'invités inconnus.


Ce à quoi une dame galante a répondu : "Ouh, ce vent!"


Puis le truc habituel quoi.


On se dit oui, on s'échange les bagouzes, tout le monde applaudit, et papy dit : "Hé ben bravo."


Je faisais ma Lelouche, faisant même un zoom magnifique sur les anneaux ou sur les rideaux blancs de la mairie.


Puis les photos devant le vieux port de Marseille.


Puis un sandwich jambon beurre acheté vite fait au bar PMU du coin avec nos robes de princesses.


On avait l'air fine.


Puis la soirée, avec les valses, du Christophe Willem, du jerk, du zouk, du Rock, du Danny Brillant (Je sors filmer les bâteaux tiens).


Une danse de 2 millisecondes perpetrés par Géniteur, sous les supplications de Madame G. et sous les quolibets vainqueurs des faux potes.
Rectificatif : lorsque je dis "faux potes", c'est qu'à ce moment là, les potes en question se marraient de la deconfiture du paternel sous les projecteurs, ce qu'il déteste par dessus tout, leur répondant, par la même occasion : " je vous hais".
Ce qui n'enlève nullement leur qualité de vrais potes à tout moment.
Des petits mots magiques qui circulent.

Mais aussi des vilénies remarquables.


Vilaine "C'est un âne que vous avez en tatouage sur l'épaule?"
Victime "Non, c'est une panthère noire."
Vilaine (se retournant vers la table des octogénaires) "Tu vois, je te l'avais bien dit!"


Vilaine 2 : "Qu'est ce qu'elle est belle!"
Témoine de la vilainie : " Qui ça? Martine?"
Vilaine 2 : "Mais non! Sa robe! Pas Martine...Toi alors!"
Témoin de la vilainie : "..."



Et ça bouffe, et ça picole.
Et puis c'est déjà fini.

C'est comme ça.

ça s'envole aussi rapidement qu'un voile de marié pris dans la tourment venteuse.

Ne reste que les témoins.

Tout est dans la boîte.


jeudi 22 mai 2008

Dommage culturel


C'est beau quand deux peuples se rencontrent et qu'au lieu de se serrer la main, ils se tournent, se défroquent et montrent leur hémisphère nord.

Non?

Moi, j'aime bien.


Aujourd'hui, Polenta, étudiante polonaise à Florent qui aime bien les vêtements fluos et les scènes étranges où on comprend rien à ce qui se passe, fait son entrée en cours.

Le problème, c'est que Polenta arrive tous les jours en retard (d'une heure et demi environ), fait du bruit avec ses sacs plastiques, et fait semblant de ne pas lire une pancarte écrite sur le mur demandant de ne pas entrer, car "scène en cours".


Aujourd'hui, les petits Florentins étaient stressés, parce qu'ils ont bientôt leur examen de fin d'études, et que tout le monde veut passer devant le prof une dernière fois. Les retardataires qui débarquent comme des cheveux sur la soupe étaient donc considérés comme des êtres nuisibles.

Tous les retardataires.


Et quand Polenta ramène sa semoule à 10h30, fait du bruit, cherche une chaise et se démerde pour trouver celle qui est la plus loin, et qu'une fille a le malheur de lui dire "chut!", elle prend la mouche et me tient la causette pendant 3 plombes.


Polenta : "C'est parce que je suis polonaise, je le sais. Vous, les français, vous n'êtes pas solidaires avec les étrangers, je compte les jours où je rentrerais en Pologne...

("Moi aussi")

...Non, mais attend, j'ai été malade toute la nuit, Okay! Et personne ne me demande comment je vais!"


Moi "En même temps, personne ne pouvait savoir que tu étais malade."


Polenta :"Oui, mais j'arrive en cours, et personne ne me demande si je vais bien! Vous êtes égoistes vous les français avec les polonais."


Moi "Polenta, t'es arrivé en plein milieu d'une scène, on ne va pas arrêter de vivre parce que tu es entrée dans la pièce. C'est normal de ne pas faire de bruit quand des gens travaillent."


Polenta :"Oui, mais moi, quand je suis passée sur scène hier, vous avez fait du bruit, parce que je suis polonaise!"


Moi : "Je suis trés fatiguée, Polenta, et j'essaye d'écouter la scène."


Polenta : "Et en plus personne n'a levé ses affaires quand je suis passée!"

(Merde, on a oublié de te faire la révérence, quelle bande de malappris).


Et comme la Polenta ne s'arrêtait pas de parler, tout le monde a écouté, s'est arrêté et une fille lui a dit :

"Non, mais arrête ta parano, on n'a rien contre toi, tout le monde est logé à la même enseigne. Si tu étais arrivé à l'heure, il n'y aurait pas de problèmes."


Et là, c'est le drame.


Polenta se met à pleurer et à hurler que ce n'est pas juste, que tout le monde est contre elle, que les Polonais ne réagiraient jamais comme ça.


Le prof la regardait avec des yeux ronds.

"Non, mais, ça va pas dans ta tête toi?"


Le drame s'intensifie.

Polenta pleure et crie.

Mais elle ne joue pas.

Et crache sur le peuple français égoiste et indifférent.


....


C'est comme quand on me dit que les parisiens sont des cons pressés qui n'aident pas les femmes avec les poussettes ou les vieux avec leurs bagages.

Pourtant, j'ai souvent vu de bonnes âmes qui transportaient des poussettes et des sacs de vieux.
Rarement l'inverse.

A moins que ce ne soit ma vision du monde qui fait que j'essaye de ne voir que le meilleur.

Et Polenta le pire.

Dire qu'elle a 35 ans en plus.

M'enfin.



Benvenuto

Une bière gratuite offerte pour chaque
visite.

Non, jdéconne toujours hein...