Je pousse furieusement, mes mains appuyées de chaque côté du mur.
J'ai la sensation que mon corps se déchire en deux.
Je pousse encore.
Des gouttes de sueur coulent le long de mes temps, rougies par l'effort.
Je dois avoir une de ces têtes...
Mon ventre est sur le point d'exploser.
Enfin, la délivrance.
Pfiou.
Tout d'un coup, ça va mieux là.
Je me retourne et je contemple mon oeuvre.
Au fond des toilettes, me regarde d'un air digne... Le général de Gaulle.
...
Oui, ami lecteur, j'ai rêvé que je faisais caca... Le général de Gaulle.
Vas-y, Freud, éclate-toi.
Moi, je démissionne.
jeudi 11 avril 2013
mardi 9 avril 2013
Le mot du jour
La vérité fait mal.
Vieille femme aux cheveux noirs,
édentées, puant le bouc à 100 mètres à la ronde.
La vérité n’est pas belle.
Quand elle se dévoile à toi, l’effroi
fige ton cerveau, tes pupilles.
Vieille sorcière.
Elle est là, blottie derrière tes
illusions, pour souffler l’enchantement qui t'endormait dans le creux de ses
bras chauds et tièdes.
Près de toi.
Rester près de toi, toujours.
Comme si mon cœur, qui voulait
s’enrouler au tien, avait perdu une infime partie de sa
consistance.
C’est marrant, parce que je pensais
que je ne retrouverais pas cette sensation avant longtemps.
Que je serais plus forte, face à
l’angoisse et la vacuité de ma fragile existence.
Oui, j’allais aimer vivre, puisque
j’aimais et que je l’étais en retour.
Satiété d’une vie qui colle au
fantasme :
« Et ils vécurent heureux…
…
Mais ils ne savaient pas que la vérité
se cachait dans le château, qu’elle surgirait un jour ou l’autre.
Parce que c’est comme ça. La vérité compte les jours où elle se
révélera à toi. Et t’étranglera au petit matin, ses longs
doigts serrant ton cou et brisant ton souffle.»
On n’imagine jamais le tournant d’une
relation, tout un monde qui change soudain.
Il a suffit de lire, par
hasard, quelques mots sur un écran lumineux.
Comprendre, en quelques secondes, que
l’homme qui partageait ma vie depuis quelques temps, avait une
autre vie, avec une autre femme. Que cet homme était une autre
personne, que je ne connaissais pas. Le masochisme m’a poussé à
lire la conversation échangée en entier, révélation de leur
rendez-vous, des dates, découvrant les mots, des mots étrangers, dans lesquels je n'existais plus.
Et puis le froid qui s’engloutit dans
ma nuque.
Voilà, c’est fini.
Pourtant… Toujours là,
inexorablement présent, il respire encore… Il me donne du courage.
Je suis vivante.
Et ce putain d’enfoiré
d’espoir est presque plus fort que moi. Il est partout.
Dans les
yeux de mes amis, qui voit en moi un être merveilleux.
Dans les mots de Lucie Luce, et sa
colère contre celui qui m’a rendu si triste.
Dans les bras de ma famille, qui se pose autour de moi et me donne envie de vivre mille ans, ou plus..
Dans cette vie, cette chienne de vie
qui m'offre tant.
Et je me dis que je suis chanceuse.
J’aurais pu le découvrir bien plus tard.
Que c’est un signe de cette vie.
Ce n’était pas lui. Pas encore lui.
Je le rencontrerais un jour, l’être
de ma vie.
Et avec lui, j’oserais affronter la
vérité et son horrible visage.
Peut-être même qu’on deviendra
amies, elle et moi.
Qui sait ?
mercredi 6 mars 2013
Le bienvenue du jour
- "Entrez, entrez. Voilà, donc ici, vous pouvez voir que la pièce est assez grande, très bien aérée, située au rez-de-chaussée. La porte ne ferme pas, hein, bien sûr. Nous sommes obligé de tout enlever, mais sur le mur vous pouvez voir un grand cadre photo où ils peuvent mettre des mots, des photos de leurs proches... Enfin, on a dû retirer la plupart."
- "Pourquoi ?"
- "Parce que le cadre est en métal et qu'ils se taillaient les poignets avec."
-"..."
- "Bienvenue en psychiatrie mademoiselle."
- "... Ouuaiiiiiis."
- "Pourquoi ?"
- "Parce que le cadre est en métal et qu'ils se taillaient les poignets avec."
-"..."
- "Bienvenue en psychiatrie mademoiselle."
- "... Ouuaiiiiiis."
samedi 2 février 2013
La citation du jour
" Je muscle mon anus tous les jours, tu sais. Je trouve que c'est un peu comme nos frontières :
il faut avoir l'air fermé, mais rester ouvert pour ceux qui le méritent."
il faut avoir l'air fermé, mais rester ouvert pour ceux qui le méritent."
vendredi 1 février 2013
La glamour attitude du jour
Et c'est qui qui a fouillé dans son sac de manière un poil trop rapide pour trouver son beurre au cacao et qui s'est finalement tartiné les lèvres avec un tampax devant des visages interrogateurs dans le RER ?
...
Bibi.
...
Bibi.
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Non, jdéconne toujours hein...