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Non, jdéconne...

jeudi 22 mai 2008

Dommage culturel


C'est beau quand deux peuples se rencontrent et qu'au lieu de se serrer la main, ils se tournent, se défroquent et montrent leur hémisphère nord.

Non?

Moi, j'aime bien.


Aujourd'hui, Polenta, étudiante polonaise à Florent qui aime bien les vêtements fluos et les scènes étranges où on comprend rien à ce qui se passe, fait son entrée en cours.

Le problème, c'est que Polenta arrive tous les jours en retard (d'une heure et demi environ), fait du bruit avec ses sacs plastiques, et fait semblant de ne pas lire une pancarte écrite sur le mur demandant de ne pas entrer, car "scène en cours".


Aujourd'hui, les petits Florentins étaient stressés, parce qu'ils ont bientôt leur examen de fin d'études, et que tout le monde veut passer devant le prof une dernière fois. Les retardataires qui débarquent comme des cheveux sur la soupe étaient donc considérés comme des êtres nuisibles.

Tous les retardataires.


Et quand Polenta ramène sa semoule à 10h30, fait du bruit, cherche une chaise et se démerde pour trouver celle qui est la plus loin, et qu'une fille a le malheur de lui dire "chut!", elle prend la mouche et me tient la causette pendant 3 plombes.


Polenta : "C'est parce que je suis polonaise, je le sais. Vous, les français, vous n'êtes pas solidaires avec les étrangers, je compte les jours où je rentrerais en Pologne...

("Moi aussi")

...Non, mais attend, j'ai été malade toute la nuit, Okay! Et personne ne me demande comment je vais!"


Moi "En même temps, personne ne pouvait savoir que tu étais malade."


Polenta :"Oui, mais j'arrive en cours, et personne ne me demande si je vais bien! Vous êtes égoistes vous les français avec les polonais."


Moi "Polenta, t'es arrivé en plein milieu d'une scène, on ne va pas arrêter de vivre parce que tu es entrée dans la pièce. C'est normal de ne pas faire de bruit quand des gens travaillent."


Polenta :"Oui, mais moi, quand je suis passée sur scène hier, vous avez fait du bruit, parce que je suis polonaise!"


Moi : "Je suis trés fatiguée, Polenta, et j'essaye d'écouter la scène."


Polenta : "Et en plus personne n'a levé ses affaires quand je suis passée!"

(Merde, on a oublié de te faire la révérence, quelle bande de malappris).


Et comme la Polenta ne s'arrêtait pas de parler, tout le monde a écouté, s'est arrêté et une fille lui a dit :

"Non, mais arrête ta parano, on n'a rien contre toi, tout le monde est logé à la même enseigne. Si tu étais arrivé à l'heure, il n'y aurait pas de problèmes."


Et là, c'est le drame.


Polenta se met à pleurer et à hurler que ce n'est pas juste, que tout le monde est contre elle, que les Polonais ne réagiraient jamais comme ça.


Le prof la regardait avec des yeux ronds.

"Non, mais, ça va pas dans ta tête toi?"


Le drame s'intensifie.

Polenta pleure et crie.

Mais elle ne joue pas.

Et crache sur le peuple français égoiste et indifférent.


....


C'est comme quand on me dit que les parisiens sont des cons pressés qui n'aident pas les femmes avec les poussettes ou les vieux avec leurs bagages.

Pourtant, j'ai souvent vu de bonnes âmes qui transportaient des poussettes et des sacs de vieux.
Rarement l'inverse.

A moins que ce ne soit ma vision du monde qui fait que j'essaye de ne voir que le meilleur.

Et Polenta le pire.

Dire qu'elle a 35 ans en plus.

M'enfin.



mercredi 21 mai 2008

Dans la série des gaffes, je demande...




...
Moi!
Mais oui, la petite blonde qui fait rien qu'à faire n'importe quoi!
Enfin, qu'on accuse de faire n'importe quoi.
Et qui risque même de se faire licencier.
Si, si.
Moi qui comptais faire une ascension fulgurante au sein de B... and co.
Ben c'est rapé.
Soupçonnée d'avoir volé un recommandé, c'est pas beau ça?

"Tu comprends, il y avait des valeurs dedans"

Est ce qu'en j'en savais foutre quelquechose?

"Mais on ne t'accuse pas, on cherche juste à comprendre, tu es bien la dernière à l'avoir vu le mardi 13 mai à 16h35 précises n'est ce pas? "

Ah, oui, bien sur, un colis beige clair, de 45 cm sur 28 cm, de 1.8 kilos environ, à destination du 19, rue de pinte, 75003 Paris, c'est ça?

"Bien evidemment, on a prévenu la DRH, le directeur de sécurité, le big boss, mais ne t'inquiètes pas hein."

Et pas la femme de ménage?

"C'est juste que c'est bizzare que tu n'ais pas noté le numéro correctement."

Ok, vous avez trouvé la coupable. En ces multiples jours fériés, seule à l'accueil, devant gérer le courrier, les appels, les réceptions, les demandes diverses (Pourquoi y'a pas de mars dans le distributeur? Y'a plus de déodorant dans les chiottes. Comment ça se fait?(sic) T'as de la monnaie sur un billet de 50 euros?), je me devais de noter les accusés de reception correctement.
J'ai faillit à ma mission.
Qu'on me décapite.

Et la gentille femme malentendante qui s'occupe du courrier qui me regarde et me dit, de sa voix étrange : "Je te défendrais, je sais que ce n'est pas toi qui l'a volé, personne n'est parfait!"
Et c'est bizarre. Plus elle essaye de me consoler, plus je me sens mal.
Pourtant, je te le jure, ami lecteur, je suis innocente face à cette disparition.

Mais je me dois de constater, non sans une certaine amertume, qu'une accusation, quelle qu'elle soit, reste et installe le doute.
A un degrés différent, un homme accusé de viol n'est pas regardé de la même façon.
Le doute, mais il y a autre chose.
On est d'ores et déja coupable. Avant l'heure.
Coupable d'être accusé. Tâche de la faiblesse qui n'encrasse que ceux qui ont forcément quelque chose à se reprocher.
De toute façon, ma concierge est bien persuadé que je suis une, je cite "jeune qui ne pense qu'à boire, faire la fête, qui ne se lève pas le matin, qui ne respecte pas les autres, qui amènent des inconnus dans son appartement et qui rit trés fort."

Bon, c'est vrai, je ris trés fort.

Et face à ça, je n'ai même pas envie de me défendre.
Je laisse dire.
Parce que que les personnes qui ne restent qu'à la surface, sans chercher un poil à ne serait ce qu'effleurer cette surface pour la sonder un peu, ben, ils ne valent pas le coup tout simplement.

Va falloir que je songe à me recycler moi.
Et ptêtre à changer d'appart aussi.
Pfff.
Heureusement,
en ce mercredi béni, qu'y a t'il à la télé?
La nouvelle star bien sur!
Aaaa, je vais pouvoir laisser mes deux neurones tranquilles.
Et m'extasier devant les visages ruisselant des grands mères extatiques devant leur rejeton s'égosiant sur une kitch et lourde mise en scène. Beauf attitude, ça fait du bien.

mardi 20 mai 2008

Dans la série


Des questions existentielles, je cite :


"Est ce que les parents qui ont des enfants moches savent qu'ils sont moches?"


Mmmm...


ça c'est de la question existentielle.


Et la réponse est aussi difficile à trouver qu'une connexion neuronale chez Eve Angeli.

Parce que la mocheté, c'est un concept.

Soit.

Mais quand tu vois deux beaux spécimens au macdo devant toi, façon Laurel et Hardy en jeunes métalleux qui ne se cachent derrière un rideau de cheveux graisseux que pour ne pas montrer une face criblée de cratères buboniques ou un nez....long (qu'il faudrait sur le champs que je me l'amputasse), mais long, tellement long que le mec ressemble à un corbeau prébubère et l'autre à une boule luisante qui écoute du hard, tu te dis...


Bien, bien, bien.


Mais que vois je?


Et là, la question se pose naturellement.

Ils sont moches.

Ils le savent.

Nous aussi.

Mais leur parents? Ou la fierté factice de la reproduction viendrait t'elle nier l'évidence?


"J'ai engendré un quasimodo qui s'est pris un 3 tonnes dans la gueule",

c'est pas trés glamour, tu notes.


En même temps, l'hypocrisie des parents et de leur proches qui s'extasient devant un bébé qui a une face de vilain liliputien l'est t'elle pour autant?


" Ooooh, qu'est ce qu'il est mign... Heuuu... gentil..."

"C'est marrant, il ressemble à Grand Papa. En plus...frippé."

"Mais il a l'air d'avoir la tête écrasé en deux, c'est normal?"

"Oui, c'est les forceps je crois."

"Hé ben, ils l'ont pas raté hein! HAHAHAHAhaahahahahahahah heu.."


Bref, je pense que les parents le savent. Mais qu'ils essayent desespérement de se convaincre du contraire. Ou tente de trouver des stratagèmes pour passer outre.

Exemple : tenir son rejeton en laisse.

Non seulement, il ne se fera pas fusiller par des villageois en colère : ils penseront qu'il est domestiqué.

Et en plus, il peut même être pris en pitié par des passants bénis qui se diront que c'est un chien qui se coltine une sale maladie de peau.

C'est déjà ça.


Gaffe qu'à son adolescence, le petit monstre ne nous fasse pas un trip à la Carrie, décimant tous ses gentils et beaux camarades qui se seraient, trés gentiment, moqués de ses attributs physiques.

ça fait désorde.

lundi 19 mai 2008

Soirée angoisse


Et voilà, ça y est.
J'ai voulu faire ma maline, c'est bien fait pour moi.
Tu dois penser, ami lecteur, mais qu'a t'elle donc fait cette galinette?
Et bien, elle aime se faire mal la petite.
Elle est allé voir un film d'horreur.
Bon, jusque là, ça va.
Sauf que là, y'avaient des zombies. Pleins. Partout. Pas gentil.
Pas content à cause de la baisse du pouvoir d'achat que même leur nourriture, elle a plus la même saveur. (C'est à dire nous).
Non mais t'imagine un peu?

Deux zombies dévorent tranquillement une mémé du cinquième.
Y'en a qui se relève.
Zombie 1 : Elle mange pas ses 5 fruits et légumes par jour celle là.
Zombie 2 : En même temps, t'as vu un peu le prix de l'alimentation? (En suçant un globe oculaire) Ah non mais je te jure, je me baladais tranquille l'autre jour, quand j'étais encore un humain pacifique (enfin, tout est relatif) et je vois quoi? Des bananes à 2 euros pièce.
Zombie 1 : Noooon?
Zombie 2 : Si! Va t'étonner aprés que la viande n'ait plus le même goût.
Zombie 1 : C'est vrai. (Il s'arrête et regarde les tripailles à l'air de la vieille donzelle). Ca te dégouterait presque de la nourriture.
Zombie 2 : Mais non, ne dis pas ça.
Zombie 1 : Je suis un peu perdu en ce moment. Parfois, j'ai l'impression de n'être qu'un rouage mécanique dans cette consommation effrenée qui ne s'arrête pas. Comme si je ne pensais plus par moi-même.
Zombie 2 : En même temps... T'es un zombie quoi. Penser par toi même, ça serait un peu...Déplacé.
Zombie 1 : Tu crois? Mais t'en a pas marre que les hommes ne nous prennent pas au sérieux?

Une femme passe en hurlant, poursuivie par trois zombie.

Zombie 2 : Ils ont peur de nous, c'est déjà ça.
Zombie 1 : Mais c'est totalement innaproprié! Enfin, faut bien qu'on se nourrisse quand même! Il voudrait pas nous enfermer dans des cages ou nous réduire en cendres aussi non?
Zombie 2 : Ben si. Mais t'inquiètes, on revient toujours. Ah, tu viens de perdre un bout d'oreille.
Zombie 1 : Raaa, putain de décomposition organique. Raaaa ça m'enerve. Bon, je vais tuer d'autres humains.
Zombie 2 : C'est bien Alphonse, fais toi plaisir.

Bref, même si je peux comprendre leur revendication, je l'avoue.
J'ai peur des zombies.
Et quand je suis rentré chez moi aprés le film REC (Concept : Le projet blair witch avec des zombies, en gros), et que dans ma cage d'escalier, la lumière ne marchait pas, alors que tout le film se passait dans un immeuble et principalement dans les escaliers justement, et bien...
J'ai fait caca à la culotte.

La prochaine fois, j'irais voir Dumpy le dinosaure et ses amis les poulets.
Moins risqué.

mardi 13 mai 2008

Question again


Encore une question existentielle.

Qu'est ce qu'un Sarcophile?

...

Mais non, victime de l'an 2000, ce n'est pas ce que tu crois...

Le diable de Tasmanie ou sarcophile, littéralement : qui aime la viande (Ah ba tiens, vl'à autre chose) ou Sarcophilus harrisii (sympa comme surnom) est un marsupial (qui aime sauter donc) ne vivant plus que sur l'île de Tasmanie, en Australie (A quand les charters pour aller simple en Australie?).

Il avait disparu du « continent » australien environ 400 ans avant l'arrivée des premiers colons européens en 1788 (Ah la belle époque).
Longtemps considéré comme une menace pour le bétail, (Non, non, rien n'a changé, tout, tout a continuéééé), il a été chassé impitoyablement jusqu'à ce qu'il soit protégé en 1941 (vous avez mal fait votre boulot les gars).

Depuis les années 1990, un grand nombre de représentants de l'espèce sont victimes d'une tumeur cancéreuse transmissible par morsure (Mais c'est qu'il mort le p'tit dis donc) qui réduit fortement sa population.

Il est caractérisé par sa fourrure noire, l'odeur forte qu'il dégage lorsqu'il est stressé (pauvre petite chose..), son hurlement fort et inquiétant (On a du mal à imaginer hein)et son tempérament agressif envers ses congénères (Mais non, son "casse toi pauvre con" était amical enfin voyons) quand il mange (Ah bon, seulement?).

Cette espèce est la seule non éteinte du genre Sarcophilus (qui rime avec tête d'anus) mais il existe encore d'autres marsupiaux carnivores (Oh putain, y'en a d'autres).

On en apprend des choses avec un dictionnaire.
Tout s'explique.