mardi 7 octobre 2008

Quand Quentin masse des pieds


Hier, je parlais des relations SM entre les êtres humains.
Pas celles de tous les jours, hein, les banales où la complaisance et la rage sont de mise.
Non, la vraie.
Avec le plastique, le latex, et toutes ces belles matières.
Mon interlocuteur, adepte de ces pratiques, donc immédiatement cible de ma curiosité et de mes nombreuses questions m'a confirmé plusieurs choses que je pensais être vraies.

Tout d'abord, la plupart des dominants sont en fait des dominantes.
Ce sont les femmes les maîtresses.
Ce sont elles qui disent aux hommes qu'ils ont été de vilains garçons et qu'elles vont les punir.
Ce sont eux qui lèchent leur bottes et qui disent des "Oui maîtresse " pleurnichards.
Interlocuteur m'a dit que c'était une sorte de revanche sur la société, et que les femmes, aussi bien que les hommes, y trouvaient leur compte.
Comme si chacun jouissait du rôle qu'il n'a pas dans la vie de tous les jours.
Puisque c'est bien ça le principe : franchir les interdits, faire le contraire de ce qu'on nous dit de faire.
La transgression est donc la règle.

Ensuite, la plupart des dominés sont des hommes qui, dans la vie, ont un pouvoir sur les autres.
Par exemple, des hommes politiques, des PDG, des directeurs...
Ce sont eux qui s'abaissent le plus dans la domination sexuelle.
Et qui prenne donc le contre pied de ce qu'ils sont dans la vie réelle.
Je comprends sans comprendre.
Pourquoi ces hommes, qui ont le pouvoir dans la "vraie vie", vont ils prendre leur pied en devenant justement sans aucun pouvoir ? En étant à la merci d'une maîtresse cruelle et avide ?
Pourquoi cet espèce de relâchement, de renversement total de situation?
Car le pouvoir, c'est la recherche basique de l'homme. Enfin, de certains hommes.
De beaucoup quand même.
Alors, pourquoi le lâcher, même si c'est par jeu sexuel?
Et inversement, des gens qui n'auront aucun pouvoir sur les autres dans leur vie quotidienne, ce sont ces gens qui seront les dominateurs lors de ces soirées spéciales "j'te fouette parce que tu me le demandes."
La fête des fous.

Enfin, même si ces pratiques regroupent toutes les catégories sociales, interlocuteur m'a dit que tout le monde ne pouvait pas faire ça.
Pas par goût ou par envie, mais par capacité.
Selon lui, il faut de bonnes dispositions naturelles pour pouvoir le faire.
Sous-entendu, un bon QI bien gras, une certaine intelligence, raffinement, qui n'est pas donné à tout le monde dés le départ.
Je lui ai dit que c'était pas bien le racisme génétique.
Il m'a dit que c'était pas ça, mais que les gens doivent être capable de "jouer pour jouir".
Un vrai psychopathe ne pourrait pas le faire.
Car sa violence irait trop loin, l'autre devenant seul objet de son désir.
Un psychopathe ne jouerait pas.
Car interlocuteur m'a dit que tout cela, "ça reste un jeu."

Moi, je pense que ça va au delà.
En fait, je crois qu'on a tous une violence en nous, une espèce de rage qui se loge juste dans le bide.
Que quelquefois, des images très violentes vont se loger dans notre tête.
Et qu'on a tous un moyen perso de canaliser cette violence naturelle.
Pour les SM, je crois que beaucoup arrivent à évacuer leur violence de cette manière là.

En tout cas, Si Tarentino me proposait un massage des pieds, je lui dirais "Go, Go ranger."
Et plutôt deux fois qu'une.

4 commentaires:

Cédric a dit…

"En fait, je crois qu'on a tous une violence en nous, une espèce de rage qui se loge juste dans le bide."
+1

liliiom a dit…

Cédric : +1 ? ça veut dire que j'ai droit à un bon point?

Cédric a dit…

+1, ça veut dire que je plussoie.

Je plussoie, ça veut dire que je suis tout à fait d'accord et n'ai rien a ajouter.

liliiom a dit…

Cédric : Cool. Moi non plus.

Benvenuto

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visite.

Non, jdéconne toujours hein...